Du combat de samouraï au Nage no kata

Le Nage no kata est un peu le « kata de base » du Judo.
Pour ceux qui ne le connaissent pas, en voici une vidéo.

Après avoir vu ces images, je vous propose de lire ce petit récit de Daniel Fournier qui est le webmaster de la page Facebook intitulée Culture Judo, et du site Judo – Culture et Histoire. Il s’agit là d’une « possible » interprétation du kata. Je trouve cela intéressant, original, amusant. Nul doute que s’il était travaillé ainsi dans les écoles de Judo, le kata intéresserait plus les petits judokas, enfin c’est mon avis.

Une libre interprétation du Nage no kata :

COMBAT DE SAMOURAÏ

Après avoir combattu à cheval, je me retrouve au sol avec mon ennemi en face de moi. Il me saisi par le haut de mon plastron et me pousse violemment. Je cède à cette poussée, je l’attire à moi, j’agrandi mes pas et au troisième je met un genou au sol et tire mon ennemi comme si je rengainait mon sabre, il perd son équilibre et chute en faisant un arc de cercle dans l’air (Uki Otoshi).

Je me retourne, il se relève et tente de me frapper avec son poing sur mon casque, je bloque son bras, me retourne et à l’aide de mon autre bras je le projette par-dessus mon épaule (Ippon seoi nage).

M’étant reculé de quelques pas, furieux d’avoir été projeté deux fois, il avance rapidement vers moi les mains en avant. Je reste stable sur mes jambes et au moment où il est presque sur moi, je me baisse et le fait tourner autour de mes épaules en me relevant (Kata guruma).

Il se relève, sort son petit sabre et tente de me frapper en armant son bras bien au dessus de sa tête. Afin d’éviter le coup je m’avance vers lui en faisant une légère rotation du bassin, bloquant ainsi son avancé, puis passant mon bras dans son dos du côté de son arme, je continu ma rotation en attrapant son autre bras pour accentuer son déséquilibre et le faire tourner autour de ma hanche (Uki goshi).

Il revient vers moi, me saisi de nouveau, je cède à sa pression, lui passe une main dans le dos et par ma rotation et son déséquilibre, je l’amène à moi puis m’aidant d’une jambe je vient le faucher pour qu’il tombe de nouveau (Harai goshi).

Il revient vers moi, me ressaisi et je tente le même mouvement, mais il sort son ventre pour me résister. Je saisi le haut de son plastron dans le cou, je fléchis mes jambes et tirant sur mon bras tendu, je le fait basculer tel une planche raide autour de ma hanche (Tsuri komi goshi).

Il se relève, me saisi de nouveau et tente de me faire bouger sur le côté. Je suis le mouvement et d’un coup je ramène son pied vers l’autre, et de nouveau il choit (Okuri ashi harai).

Il me reprend au plastron et me pousse, surpris par l’action je suis un peu trop près mais en me dégageant légèrement sur le côté, je peux bloquer son pied avant qu’il n’avance de nouveau, et en faisant un mouvement comme ci je voulais tourner une roue je le fait de nouveau choir (Sasae tsuri komi ashi).

Nous nous ressaisissons de nouveau avec le bras droit en haut de nos plastrons, je décide de faire un déplacement circulaire. Au premier mouvement il est méfiant, au deuxième il a tendance à suivre, mon troisième mouvement est plus petit, comme rien ne s’est passé les deux premières fois, il semble confiant et fait un grand pas. A ce moment je décide de venir lui soulever sa jambe avancée par l’intérieure, au niveau de la cuisse, et il chute encore (Uchi mata).

Cela aurait pu se passer comme cela ……… ce n’est qu’une libre interprétation des trois premières série du nage no kata transposées dans un combat fictif…..

Combat de samouraï (suite et fin)

A peine mon adversaire défait je m’en retourne et un autre samouraï me saisi au cou. Je fais de même et me laissant tomber sur l’arrière, je lève ma jambe et pose mon pied sur son bas-ventre. Dans le mouvement de chute, je l’entraîne avec moi, mon pied comme un levier le projette par-dessus moi (Tomoe nage).

Il se relève, me fait fac de nouveau, et tente de me donner un cou de poing à la tempe. Je fléchis mes jambes tout en avançant à sa rencontre, le saisi dans les reins, mon autre main poser sur son ventre, je détends mes jambes tout en me laissant aller sur l’arrière. Je peux de nouveau le projeter par-dessus moi (Ura nage).

Il se relève, me sais à bras le corps, jambes fléchies. Je me met dans la même position, recule et en m’asseyant, je fait levier sur la face interne de sa cuisse avec le dessus de mon pied, de nouveau il passe par-dessus moi (Sumi gaeshi).

Il me saisi de nouveau, et afin de le surprendre je recule doucement, je l’oblige à une légère rotation avec mes mains et subitement, je fauche le talon de son pied avancé, tout en me laissant tomber avec lui afin de le plaquer au sol violemment (Yoko gake).

Je me relève et un troisième agresseur tente de me frapper avec son poing. Je contre son pas en avançant sur lui, bloquant son bassin avec ma hanche. Je saisi la ceinture et projetant ma jambe entre les siennes je me laisse tomber dans un mouvement circulaire, l’envoyant rouler par-dessus moi (Yoko guruma).

Mon adversaire se relève, me saisi à bras le corps et me pousse, je décide donc de tendre ma jambe tout en m’asseyant. Bloquant son pied avec l’intérieur de ma cuisse, il ne peut plus avancer et le poids de mon corps suffit à le déséquilibrer. Il ne peut que partir dans un arc de cercle, provoquant ainsi sa chute (Uki waza).

Le combat n’aura duré que 6 ou 7 minutes, mais je sors vainqueur de cet affrontement avec mes trois assaillants, sans avoir eu à dégainer mon sabre.

Cela aurait pu se passer ainsi…. Daniel Fournier

nage-no-kata

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