Dix questions à Issei Tamaki

J’ai posé mes dix questions à Issei TAMAKI

Issei1

Nom : TAMAKI
Prénom : Issei
Date de naissance : 29/10/1979
Discipline : Aïkido
Dojo : Herblay
Site Internet : http://www.isseitamaki.com/
Tes senseï (d’avant et d’aujourd’hui) : David HUYNH, Jacques BARDET, Toshiro SUGA, Nobuyoshi TAMURA, KURODA Tetsuzan,  HINO Akira, KONO Yoshinori, AKUZAWA Minoru. Professeurs passés, dans l’ordre chronologique de leur rencontre.

Les 10 questions

1 – Pourquoi et quand as-tu débuté les arts martiaux ?

A l’âge de 7 ans, le Wu-Shu. A cause des films de Bruce Lee et naturellement suivre mon frère aîné.

2 – Pourquoi continuer ?

Pourquoi arrêter ? J’ai toujours suivi l’exemple de mon frère qui n’a jamais arrêté alors j’ai naturellement poursuivi comme lui et sans me poser de questions. C’est aussi devenu un goût, un plaisir, un besoin irrépressible de pratiquer.

3 – Les orientations de ta pratique ?

TAMURA Nobuyoshi et KURODA Tetsuzan sont mes références. Le travail des armes guide ma pratique et je m’emploie à épurer, alléger et améliorer sans cesse mes mouvements.

4 – Comment s’entraîner ?

Sans relâche, jour après jour, de jour comme de nuit, seul ou avec partenaire mais sans aucune interruption. Et avec la volonté inflexible de toujours progresser, améliorer ce que l’on croit déjà savoir.

5 – Comment enseigner ?

De tout son coeur. Il faut transmettre le goût de la pratique avant tout. La technique vient aisément à ceux qui s’entraînent avec coeur.

6 – L’évolution des arts martiaux ?

Difficile à dire, il faut faire sa part de travail et prendre ses responsabilités, ne pas être le maillon faible, celui qui fera dégénérer la prochaine génération de pratiquants, fera mourir l’art qui nous a été transmit par nos maîtres.

7 – Un enchaînement technique ?

Irimi-atemi, (autrement dit, ma main dans ta gueule) ou alors Shomen Uchi au ken.

8 – Une anecdote ?

A 20 ans, j’ai failli mettre ma main dans la tronche d’un 7ème dan de la FFAB durant un stage de maître Tamura. Je ne savais pas qui c’était avant d’être sur le parking mais il était très con et me bloquait stupidement. Alors je l’ai empêché de travailler aussi et il n’a plus réussi à me passer une seule technique jusqu’à ce qu’on change de partenaire. Il était très énervé alors il forçait encore plus, comme si c’était le meilleur moyen de réussir. Je me suis contenu mais quand j’ai appris une heure plus tard qu’il avait 6 dans de plus que moi, je me suis dit qu’il était vraiment trop naze. C’est à ce moment-là que j’ai réellement compris que les grades ne signifiaient rien. Que certains hauts gradés ne valaient pas tripette et qu’il fallait regarder l’homme pour savoir ce qu’il valait et non pas son chapeau. Quoique parfois, certains ont trouvé des titres de Shihan dans leur chapeaux mais ça ne les a pas rendus meilleurs pour autant.

9 – Un coup de gueule ?

Attaquez bon sang! Soyez comme des tigres! Un tigre, même à 50 mètres dans les fourrés, si il vous regarde de travers sans bouger, vous avez déjà peur. Parce qu’il n’hésitera pas une seule seconde à aller jusqu’au bout. Il le sait et vous le savez. C’est pour ça qu’il a déjà gagné avant même d’avoir attaqué.

10 – Le futur ?

Je ne sais pas pour le futur, être un bon père, un bon professeur et un bon pratiquant. Mais surtout, faire de mon mieux pour être encore meilleur le lendemain et chaque jour suivant.

Un grand merci Issei pour tes réponses.

Merci pour tes questions 😉

Vous pouvez retrouver tous ceux qui ont accepté de répondre à mes dix questions sur la page Les 10 questions

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